Après le drame d’Enzo, Saint-Gilles doit accélérer sur la sécurité routière
Quelques semaines après le décès tragique du petit Enzo, l’émotion reste immense à Saint-Gilles. La disparition d’un enfant bouleverse une famille, une école, un quartier, mais aussi toute une commune. Dans ces moments, les mots sont toujours insuffisants. Mais le silence ne peut pas être une réponse.
Au nom de notre groupe, Thierry Van Campenhout, chef de groupe de la Liste du Bourgmestre au Conseil communal, a tenu à exprimer nos condoléances les plus sincères à la famille d’Enzo, à ses proches, à ses camarades, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui se sont mobilisés autour d’eux.
Cette tragédie nous rappelle une évidence : une ville doit d’abord se penser à hauteur d’enfant. La sécurité des plus jeunes doit rester la mesure de notre action publique. Depuis plusieurs années, Saint-Gilles développe des rues scolaires, sécurise les abords des écoles, soutient l’apprentissage de la sécurité routière et encourage une mobilité plus apaisée. Mais malgré ces efforts, Enzo n’est plus là.
Le drame survenu à proximité de la rue d’Angleterre met en lumière une situation connue depuis longtemps : certains carrefours et axes régionaux restent dangereux, alors même qu’ils bordent des écoles, des crèches, des infrastructures publiques et sont traversés chaque jour par de nombreux piétons, enfants, familles, bus et usagers vulnérables.
Il faut le dire clairement : cela ne peut plus durer.
La commune a déjà alerté à plusieurs reprises sur la dangerosité de certains axes, notamment la rue d’Angleterre et l’avenue Fonsny. Ces voiries relèvent largement de compétences régionales, mais les Saint-Gilloises et Saint-Gillois en subissent les conséquences au quotidien. Après un tel drame, chacun doit prendre ses responsabilités.
Notre groupe soutient pleinement les engagements pris par le Collège communal pour exiger de la Région bruxelloise des mesures urgentes, concrètes et visibles. Il ne s’agit pas seulement d’ajouter des panneaux ou de multiplier les déclarations d’intention. Il faut agir sur l’aménagement, la vitesse, la lisibilité des carrefours, la protection des traversées piétonnes et la sécurisation réelle des abords fréquentés par les enfants.
La sécurité routière à Saint-Gilles n’est pas un dossier technique parmi d’autres. C’est une question de protection, de justice et de respect de la vie.
Nous devons tout faire pour qu’un tel drame ne se reproduise plus. Pour Enzo. Pour sa famille. Pour tous les enfants de Saint-Gilles.